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Les échos du Campus : la gouvernance partagée sur le terrain – 1/2

Formation, ateliers, conférences thématiques par Dynamo

Deux équipes nous partagent leur parcours de transformation vers des modèles de gouvernance plus collaboratifs, soutenus notamment par leur participation à la formation en gouvernance partagée du Campus de la collaboration

L’expérience en gouvernance partagée de la Table en développement social – Espace Roussillon 

Discussion avec Émilie Laplante (coordonnatrice au développement social), Jhol Lefort Albert (directeur, CDC Roussillon) et Isabelle Dubuc (membre du CA, CDC Roussillon).

Pourquoi vous êtes-vous tourné·es vers la gouvernance partagée? 

La démarche en gouvernance partagée s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle initiative en développement social sur notre territoire. Mettre en place une gouvernance partagée faisait partie du cadre de départ, une volonté exprimée par les partenaires et le comité directeur de l’époque. 

Quels étaient vos objectifs de départ? 

Nos objectifs étaient multiples : assurer un partage des responsabilités, favoriser l’engagement et la mobilisation collective, permettre l’expression des divers points de vue et maintenir l’implication de toutes les parties prenantes.

La formation Dynamo est arrivée à un moment charnière, alors qu’on avait établi un cadre de gouvernance, mais qu’une zone de flou persistait concernant les rôles, responsabilités et prises de décision entre les différents espaces (fiduciaire, stratégique, pilotage). 

Qu’avez-vous mis en place concrètement dans votre démarche de gouvernance partagée? 

On a réalisé plusieurs actions importantes : 

  • finalisé le processus collectif sur les repères stratégiques ;
  • organisé des rencontres collectives avec les partenaires ;
  • mis à jour le cadre de gouvernance pendant l’été ;
  • clarifié les rôles et responsabilités des différents espaces ;
  • révisé les appellations (par exemple, passage de « comité directeur » à « espace stratégique/pilotage ») ;
  • travaillé sur un plan d’action collectif durant la formation.

Nous avons aussi bénéficié d’un accompagnement additionnel sur le terrain pour travailler sur les rôles et responsabilités. 

Quels ont été vos principaux défis? 

On ne va pas le cacher, la gouvernance partagée amène une certaine complexité du côté administratif au niveau de notre instance, des questions se posent, par exemple : comment concilier la gouvernance partagée avec les exigences légales – CNESST, échelle salariale, etc. ? 

Il reste aussi encore une zone de flou persistante sur le principe de subsidiarité : qui prend quelle décision ? Il y a encore besoin de travailler sur l’imputabilité et la légitimité des espaces que nous avons développés. 

Et puis il y a la compréhension et l’appropriation des parties prenantes. Le concept est nouveau sur le territoire : on doit expliquer le modèle, c’est un processus continu et de longue haleine. Le travail de confiance doit être double : sur la méthode ET sur les relations entre acteur·rices.

Qu’est-ce qui a résonné pour vous suite à la formation? 

Le talisman de Starhawk. C’est un concept qui est omniprésent maintenant. Ça a vraiment modifié jusqu’à comment on positionne les noms de nos projets, les instances. Ça nous permet de diagnostiquer les blocages en regardant la communication, la confiance, le pouvoir et la responsabilité. 

On a aussi beaucoup utilisé des principes clés. 

 « Peut-on vivre avec ça ? » pour fluidifier les prises de décision. Ça évite de s’enliser dans la recherche de la solution parfaite. 

 « Les bonnes personnes au bon moment » et la reconnaissance des expertises organisationnelles et expérientielles nous ont vraiment guidées.  

Et la suite?

Nous allons clarifier les enjeux de subsidiarité et de responsabilité. On poursuit la diffusion du cadre de gouvernance, la consolidation des rôles et responsabilités, et le travail continu sur la confiance avec les partenaires. 

Ce qui est encourageant, c’est que les principes commencent à percoler dans d’autres initiatives du territoire. On reçoit des demandes de formation d’autres MRC. Notre démarche inspire d’autres collectifs. 

Chacune des deux organisations continuent leur chemin vers une gouvernance plus partagée, chacune à leur rythme. Leurs expériences montrent qu’avec des outils concrets et une volonté de ralentir pour mieux écouter, il est possible de transformer la culture de travail, même dans des contextes exigeants. 

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